Communiqués de presse
Berne, le 17 mars 2026
Première séance de la Commission pour le patrimoine culturel au passé problématique
La Commission pour le patrimoine culturel au passé problématique s’est réunie le 13 mars 2026 pour sa séance constitutive. Ainsi débute l’activité de cet organe de dix personnes, qui travaillera sur des questions concernant les biens culturels au passé problématique en lien avec le national-socialisme ou la colonisation.
C’est historique. Le 13 mars 2026, la Commission pour le patrimoine culturel au passé problématique, instituée à la fin du mois de janvier par le Conseil fédéral et composée de dix membres, s’est rassemblée une première fois pour sa séance constitutive.
Ainsi, vingt-huit ans après la signature des Principes de Washington, la Suisse dispose désormais de sa propre commission en matière de patrimoine culturel au passé problématique. Celle-ci se penchera non seulement sur le contexte du national-socialisme, mais aussi sur celui de la colonisation, devenant ainsi la première commission à traiter ces deux contextes. Les attentes à son égard sont par conséquent élevées, ce dont elle est pleinement consciente. Ses membres, après avoir fait connaissance, ont déjà entamé les discussions de fond sur le futur travail de l’organe.
Un règlement établissant le fonctionnement de base est déjà en préparation et devrait être adopté lors d'une prochaine réunion. La commission s’est en outre penchée sur les trois domaines compétence qui composent son mandat légal.
Instituée pour apporter ses conseils généraux à la Confédération en matière de gestion du patrimoine culturel au passé problématique, la commission estime jouer un rôle de transmission. Traiter les injustices de l’histoire est une tâche sociétale qui ne peut s’accomplir qu’avec la population et les acteurs concernés. Dans le cadre d’une planification des tâches, la Commission déterminera quels travaux de base elle compte entreprendre pour garantir une transmission appropriée dans le domaine du patrimoine culturel au passé problématique.
Un premier échange avec l’administration est déjà prévu afin de préparer les travaux de la commission concernant les biens culturels en possession de la Confédération.
Enfin, la commission entend être rapidement en mesure de traiter au cas par cas les premières demandes qui lui seront adressées. Pour ce faire, il faut d’abord que les questions de procédure soient résolues. C’est pourquoi la commission a commencé à élaborer un règlement ; elle communiquera la date à partir de laquelle les premières demandes pourront lui être soumises.
« The past is never dead. It’s not even past. » La présidente a emprunté ces mots à l’écrivain états-unien William Faulkner pour son allocution d’ouverture.
On ne saurait mieux décrire la tâche de ce nouvel organe. Mais il ne s’occupera pas seulement du passé. Son travail s’inscrira fortement dans le présent et produira aussi des effets dans l’avenir. D’où l’ampleur et l’importance de sa mission. Ses membres se réjouissent de porter cette responsabilité ensemble.